Est-ce que je mange trop salé?

L’OMS recommande de ne pas dépasser 5 g de sel par jour, soit une grosse cuillère à café. Son équivalent français, l’Anses, fixe un objectif intermédiaire de
8 g/jour chez les hommes adultes,
6,5 g/jour chez les femmes adultes et les enfants,
celui de l’OMS restant l’objectif final. En effet, notre agence sanitaire ne veut pas trop nous démoraliser en nous donnant de but en blanc un objectif inatteignable.

Quels sont les aliments à surveiller?

En fait c’est très simple, il faut éviter tous les aliments conservés dans du sel:

– poissons (hareng : 4 g de sel/100g ; saumon fumé : 3g, anchois, morue)

– charcuterie (jambon sec: 6g; lardon : 3,8g ; saucisse : 2g ; jambon blanc : 1,8g)

– olives noires

– et certains fromages, en particulier la feta et le roquefort (voir article : les fromages sont-ils trop salés ?)

Le pain n’est pas extrêmement salé (1,2 g sel/100g  en moyenne) mais si on en mange à tous les repas, ça finit par faire beaucoup.

Mais malheureusement, le sel est aussi partout à petite dose, même dans les aliments sucrés alors que faire ?

Comment réduire sa consommation de sel ?

Parmi toutes les recommandations qu’on trouve dans les média, lesquelles sont efficaces, lesquelles, ne le sont pas ?

– ne pas saler à table
C’est la base, inutile d’aller plus loin pour ceux (dont j’ai fait partie) qui prennent machinalement la salière avant de commencer à manger. Dans la restauration, il n’y a même pas à gouter : il y aura toujours assez de sel, voire trop. A la maison, si le cuisinier/la cuisinière a oublié de saler, évidemment… mais sinon, il faut se désintoxiquer.

Eviter plats cuisinés


La soupe en brick est régulièrement pointée du doigt mais elle est loin d’être la plus salée !

Éviter prioritairement les plats cuisinés à base de charcuterie (saucisse lentilles, cassoulet), particulièrement s’ils sont en conserve.

Les pizzas collectionnent souvent tous les ingrédients les plus salés (jambon, fromage, olives)

Les surgelés s’en sortent un peu mieux mais attention quand même à la charcuterie (ici, riz cantonais). Néanmoins, avec 2 g par portion et vu qu’il y a du sel partout ailleurs, on est quasiment assuré de dépasser les 5 g à la fin de la journée.

– remplacer sel par des aromates, du nori, du gomasio
Cette recommandation est à prendre avec des pincettes : gomasio (mélange sel + sésame) et nori (algue séchée) sont salés donc à utiliser avec parcimonie (5 g de sel/ 100 g de produit). Quant aux aromates, il faut souvent les ajouter en début de cuisson donc cuisiner.

Cette recommandation me semble donc de la poudre aux yeux : quand on ne fait que réchauffer des ingrédients semi-cuisinés (sauce spaghetti, légumes en conserve), ils sont déjà très salés, inutile de rajouter du gomasio. Et si nous cuisinons nous-même à partir d’ingrédients QUI ONT DU GOUT, nous n’aurons pas besoin de saler à l’excès ou d’utiliser des béquilles aromatiques. On en revient à la recommandation précédente… Il faut cuisiner à partir d’aliments peu ou pas transformés, frais ou surgelés.

A noter que le bouillon cube est composé de 50% de sel. L’emballage recommande 1 cube par demi-litre d’eau mais … c’est la contenance d’une grosse assiette à soupe ! Si vous les utilisez, n’en mettez pas plus d’un pour 4 personnes.

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